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Otages français libérés au Burkina Faso : le maire de Toulon dénonce « l’accueil solennel » de Macron

Revue de Presse - LCI © TF1 ©

POLÉMIQUE – Hubert Falco a déclaré qu’il refusait de « cautionner l’accueil solennel  » pour les ex-otages libérés au Burkina Faso et accueillis en France par le président Emmanuel Macron. Il leur reproche de s’être rendus dans une zone dangereuse en connaissance de cause.

« Eux, et eux seuls, méritent d’être honorés par la Nation ! ».

Hubert Falco ne décolère pas. Le maire LR de Toulon a déclaré samedi matin qu’il refusait de « cautionner l’accueil solennel » pour les ex-otages libérés au Burkina Faso et qui ont été accueillis en France en fin d’après-midi par le président Emmanuel Macron.

« Nos seuls compatriotes qui méritent aujourd’hui l’hommage de la Nation, ce sont nos deux héros, #CedricdePierrepont et #AlainBertoncello, nos deux soldats varois morts au combat, pour sauver la vie de touristes inconscients ! », a écrit l’élu sur Twitter. Avant d’ajouter dans un autre message : « Si on se félicite bien sûr de la libération de deux compatriotes retenus en otage, on ne peut cautionner l’accueil solennel envisagé par les autorités à Villacoublay, le président de la République en tête », a-t-il ajouté dans un autre tweet. « Ces deux personnes (ndlr : les touristes) se sont aventurées dans une zone dangereuse, vivement déconseillée par le Quai d’Orsay. Ministère dont le ministre envisage pourtant d’être présent aux côtés du président de la République pour accueillir les otages libérés ! », a-t-il encore écrit.

Hommage national mardi pour les deux soldats

S’il prend la parole ce samedi, c’est notamment car Hubert Falco est le président de la métropole toulonnaise, dont fait partie Saint-Mandrier-sur-Mer. C’est là où est basé le commando Hubert, unité d’élite de la Marine française dont deux membres ont été tués lors de l’opération de libération. Un hommage national doit leur être rendu mardi aux Invalides.

Patrick Picque et Laurent Lassimouillas avaient été enlevés le 1er mai pendant un séjour touristique au Bénin, pays jusque-là épargné par l’insécurité en Afrique de l’Ouest mais dans une zone déconseillée par le ministère des Affaires étrangères français. Ils ont été libérés dans la nuit de jeudi à vendredi dans le nord du Burkina Faso, au prix donc de la mort de deux militaires. Ils ont été reçus samedi matin par le président burkinabè Roch Marc Christian Kaborè et se sont envolés pour la France, où ils sont arrivés à 18h.

(ndlr: CToulon Magazine rajoute ce tweet pour ne pas qu’on oublie la 3e victime).

Source
LCI / TF1
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