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Le sous-marin La Minerve retrouvé, 51 ans après sa disparition

Revue de Presse - La Croix ©

Par Denis Sergent, Frédérique Schneider,

Les faits

Disparu au large de Toulon le 27 janvier 1968, le sous-marin La Minerve a été retrouvé lundi 22 juillet. Il faisait l’objet de recherches avec des engins sophistiqués depuis début juillet.

Les familles des 52 disparus ont en effet obtenu de la ministre des armées que tout soit fait pour localiser l’épave, afin qu’elles puissent faire leur deuil.

La nouvelle est arrivée par Twitter. La ministre des armées Florence Parly a annoncé lundi 22 juillet que le sous-marin La Minerve a bien été retrouvé au large de Toulon. « C’est un succès, un soulagement et une prouesse technique. Je pense aux familles qui ont attendu ce moment si longtemps », a-t-elle commenté.

  Florence Parly @florence_parly

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Depuis jeudi 4 juillet, les recherches avaient repris au large de Toulon. Deux navires océanographiques, l’Antea de l’Ifremer, et le Pourquoi pas ? de la Marine nationale ont ratissé une zone à environ 22 km du cap Sicié. C’est de là que, le 27 janvier 1968 à 7 heures 59, a été émis le dernier message radio depuis le sous-marin La Minerve qui naviguait au périscope dans une mer démontée.

À bord, 52 officiers et hommes d’équipage, dont la disparition n’a jamais été élucidée. Une situation difficile pour les familles, au fil des 50 ans passés. En 2018, à la suite d’une démarche auprès du gouvernement d’Hervé Fauve, fils du commandant du sous-marin, des archives ont été ouvertes. Et, en février dernier, la ministre des armées Florence Parly, s’est engagée à relancer des recherches pour localiser l’épave qui a coulé en 4 minutes et implosé à environ 2 000 m de profondeur.

La reprise des recherches, 50 ans après

« Dans un premier temps, la zone, dont la surface est estimée à 300 km2, soit 3 fois la ville de Paris, va être balayée par le drone marin Aster-X de l’Ifremer, explique le capitaine de frégate Stanislas Gentien, porte-parole de la préfecture maritime de la Méditerranée à Toulon. Plongeant profondément, ce drone va couvrir 10 km2 par jour. Concrètement, il est capable de se stabiliser à 50 m du fond et de détecter les irrégularités de formes, sans toutefois pouvoir identifier la nature de l’objet repéré. »

Ensuite, un engin robotique a été envoyé pour prendre des photos ou filmer les objets les plus intéressants, avec précision. « Lors de la première phase de recherche, en février dernier, les repérages ont montré qu’il y avait de nombreuses épaves et débris de navires, dont la majorité était posés sur le fond et non pas ensablés », justifie Stanislas Gentien.

Une histoire tragique dont la cause n’est toujours pas connue

En saura-t-on plus, alors, sur ce qui est arrivé à ce sous-marin, mis à flot en 1961 ? Le 27 janvier 1968, « la météo est mauvaise, selon le site de l’association Net-Marine, sur l’histoire militaire française. La Minerve refait surface pour débarquer un officier en formation, puis le sous-marin replonge. Ce sera sa dernière immersion. Il disparaît quelque temps après, avec les 52 membres d’équipage. » L’alerte est donnée à 2 heures du matin : une vingtaine de navires de surface dont le porte-avions Clemenceau, sont mobilisés. S’y ajoute la soucoupe SP 300 du commandant Cousteau qui pouvait descendre jusqu’à 350 mètres. Mais les recherches n’aboutissent pas et sont suspendues le 2 février.

Plusieurs raisons ont été avancées pour expliquer l’accident : une avarie de barre, une collision avec un bateau, ou un problème de clapet du tube de prise d’air quand le sous-marin navigue au périscope. Certains pensent qu’il y a pu y avoir une conjonction de facteurs.

Des familles fatiguées d’attendre

Les familles, elles, souhaitent simplement retrouver l’endroit du drame, afin de pouvoir achever leur deuil et y jeter une gerbe de fleurs. « Les familles de 41 disparus sur 52 souhaitent que les recherches déterminent le lieu où le sous-marin a touché le fond, afin de savoir où reposent leurs proches qui ont donné leur vie pour le pays et pour pouvoir faire leur deuil, précise Hervé Fauve. On ne demande pas que l’épave soit remontée. C’est désormais une tombe sous-marine, un sépulcre inviolable, dans lequel il ne reste plus de dépouilles. »

« Une sépulture nationale intouchable », juge aussi Patrick Meulet, président de la section de Toulon de l’association générale des amicales de sous-mariniers.

 

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La Croix
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