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Vidéo. Les policiers de Toulon rendent hommage aux soignants devant l’hôpital Sainte-Musse

Revue de Presse - France 3 Provence Alpes Côte d'Azur ©

Les policiers de Toulon rendent hommage aux soignants devant l’hôpital Sainte-Musse. / © DR

Chaque soir, à 20h les policiers de Toulon rendent hommage aux soignants de l’hôpital Sainte-Musse en applaudissant et allumant les gyrophares au pied de l’établissement. Une façon de dire merci à tous les personnels de santé, en première ligne au quotidien, en région et partout en France.

Jérôme et Hervé sont policiers à Toulon-La Seyne-sur-Mer, à la Brigade Spécialisée de terrain (BST).

En discutant de la situation actuelle, l’idée leur est venue de montrer leur reconnaissance aux personnels soignants, comme leurs homologues marseillais qui ont rendu hommage aux héros anonymes par un tweet ou encore les policiers de Mandelieu, qui ont eux aussi salué le courage des soignants.

C’est donc tout naturellement, qu’en service lundi dernier à 20h, accompagnés de deux autres équipages, ils se sont rendus au pied de l’hôpital Sainte-Musse de Toulon.

« C’est le plus grand et nous n’avons pas la possibilité de passer devant tous les hôpitaux », explique Hervé.

« Mais avec cette initiative nous voulons apporter notre soutien aux personnels de santé dans son ensemble, à Toulon, en Paca et dans toute la France pour leur travail formidable, parce qu’ils le font au péril de leur vie ».

Là, ils ont allumé leur gyrophares et ont commencé à applaudir, rejoints par les habitants du quartier à leurs fenêtres. « C’était émouvant », reconnaît le policier.

Sous les fenêtres de l’hôpital, de plus en plus de policiers

Et ce geste spontané, Hervé et Jérôme l’ont reproduit mardi à 20h, avec leurs collègues des autres unités, et le soir suivant et tous les autres.

« Ce qui est beau c’est qu’au fil des jours, d’autres équipages, d’autres services de la police nationale nous ont rejoints, suivant leurs disponibilités, tout le monde est concerné et tout le monde veut le montrer », ajoute Hervé qui a pourtant bien cru rater le rendez-vous un soir.

« On était en intervention, et on pensait que ça allait se prolonger et que nous ne serions pas à l’heure, mais heureusement, on a pu finir ce que nous avions à faire à temps ! » 

Nos policiers en sont convaincus. Face à ce qui se passe, chacun peut apporter sa pierre à l’édifice dans cette lutte de tous les jours.

« Nous avons décidé de faire cet hommage au même moment que l’hommage national, pour nous joindre aussi à cet élan de solidarité. Cela rapproche les gens et c’est beau; nous continuerons de le faire tant que possible, jusqu’à la fin de ce que nous sommes en train de vivre« , insiste le policier.

Jeudi soir, il y avait sept équipages de la police toulonnaise et seynoise. « En tant que policiers, nous menons le combat contre le virus d’une autre manière, mais on sait que la clé ce sont eux, les personnels de santé, on ne veut en tirer aucun profit, c’est juste pour leur dire, on est là avec vous ».

Un policier doublement concerné

Hervé a peut-être agi aussi parce qu’à titre personnel, il est doublement concerné par la situation actuelle. Père de deux enfants, il part travailler avec une certaine appréhension et la peur d’attraper le virus.

« Nous avons des familles, des enfants ». Et une femme, infirmière. Tous les deux ont dû s’organiser dans l’urgence.

« Notre vie a complètement changé, plus de bisous à nos enfants, plus de calins. On s’occupe comme on peut de nos enfants, on essaye de travailler en décalé, on  ne se voit plus et les enfants en souffrent aussi », constate le policier avec résignation.

Plus les gens resteront chez eux et moins il y en aura à l’hôpital.

Hervé et Jerôme sont affectés, comme la plupart des forces de l’ordre, au contrôle du respect des mesures de confinement. Une mission délicate qu’ils effectuent « avec beaucoup de discernement ».

« On veut faire respecter le confinement, tout en étant dans le dialogue. La verbalisation ou la repression sont les derniers outils si nous nous retrouvons face à des individus un peu trop récalcitrants, mais c’est globalement bien respecté. Et ce que nous faisons est en lien avec les soignants : plus les gens resteront chez eux et moins il y en aura à l’hôpital. »

#RestezChezVous

Hervé et ses collègues ont un message à faire passer, à tous ceux qui bravent l’interdit.

« On ne demande pas beaucoup, mais seulement aux gens de rester chez eux, s’ils le peuvent. Nous nos métiers nous imposent de venir au secours de la population, mais si vous avez cette chance de pouvoir rester confinés en sécurité, faites-le ! »

Travailler dehors, au contact de personnes potentiellement contagieuses reste un risque à prendre pour les policiers, comme pour tout autre profession en lien avec l’extérieur. Même s’ils savent que cela fait partie du métier, la peur est bien présente.

« Le temps du travail et de la reconstruction va arriver. Il faudra être en forme pour cela et par respect pour ceux qui travaillent, restez chez vous », ajoute encore Hervé.

« La peur, nous la comprenons, mais on doit continuer, garder espoir et avoir confiance en notre médecine, ils sont au top », conclut-il, très positif.

Par Sidonie Canetto

 

 

Source
France 3 Provence Alpes Côte d'Azur par Sidonie Canetto
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